Le blues rock a embrasé le Festival de Poupet
- il y a 10 minutes
- 3 min de lecture
Le Théâtre de Verdure de Poupet avait des airs de Texas ce jeudi 16 juillet. Sous les arbres de Saint-Malô-du-Bois, les riffs de guitare ont remplacé les grandes plaines américaines pour une soirée placée sous le signe du rock, du blues et des grosses cylindrées.

Pour cette nouvelle étape de sa programmation 2026, le Festival de Poupet avait réuni trois formations aux univers différents mais réunies par une même passion : celle d’un rock joué avec authenticité. Avant d’accueillir la légende ZZ Top, le public a pu découvrir ou redécouvrir deux groupes bien ancrés dans cette culture du riff : les Bretons de Komodor, puis Laura Cox et son groupe. Une montée en puissance progressive avant l’arrivée très attendue des maîtres texans du blues rock.
Komodor ouvre la soirée avec son rock vintage et psychédélique
C’est Komodor qui a eu la mission de lancer les hostilités. Le groupe français a rapidement installé son ambiance chaleureuse, quelque part entre rock psychédélique, influences seventies et énergie garage. Avec leurs sonorités inspirées des grandes heures du rock, les musiciens ont proposé un set généreux, parfaitement adapté au cadre du Théâtre de Verdure. Leur musique, construite autour de longues envolées instrumentales et de guitares omniprésentes, a permis au public d’entrer progressivement dans l’univers de cette soirée placée sous le signe du rock classique.
Laura Cox confirme son statut de figure du rock français
Lorsque Laura Cox monte sur scène, le décor est déjà planté : guitares puissantes, énergie communicative et envie d’en découdre. Accompagnée de son groupe, elle démontre une nouvelle fois pourquoi elle s’est imposée comme l’une des représentantes majeures du rock actuel en France. Entre influences blues, touches country et puissance hard rock, son répertoire trouve naturellement sa place aux côtés de formations plus anciennes. Le public de Poupet ne s’y trompe pas : les premiers rangs répondent présents, les têtes commencent à bouger et l’attente du dernier groupe de la soirée devient de plus en plus palpable.
ZZ Top : une légende texane toujours en mouvement
Puis les lumières changent. Les premiers accords résonnent et trois silhouettes apparaissent sur scène. Le moment tant attendu est arrivé : ZZ Top investit le Théâtre de Verdure. Si le groupe a traversé plus d’un demi-siècle d’histoire du rock, son identité reste immédiatement reconnaissable. Chapeau, lunettes, guitare et cette façon unique de mélanger blues du Sud, rock et groove : Billy Gibbons reste l’incarnation de cette signature sonore qui a marqué plusieurs générations. Il est accompagné d’Elwood Francis à la basse, nouveau venu dans la formation après avoir longtemps été proche du groupe. Aux côtés de Billy Gibbons, le duo assure la continuité d’un son qui repose autant sur la simplicité des riffs que sur une incroyable maîtrise du tempo. ZZ Top n’a jamais eu besoin d’artifices démesurés : quelques notes suffisent pour reconnaître un morceau, une attitude suffit pour créer une ambiance. Les classiques s’enchaînent et le Théâtre de Verdure se transforme en immense jukebox à ciel ouvert. Entre les riffs de Billy Gibbons et les échanges complices entre les musiciens, la formation prouve que son style reste intemporel.
Une soirée où le rock a retrouvé toute sa force
Avec Komodor, Laura Cox puis ZZ Top, Poupet a proposé une affiche construite autour d’une même famille musicale : celle d’un rock vivant, joué avec passion et sans compromis. Trois générations d’artistes se sont succédé sur la scène vendéenne, chacune apportant sa propre vision du genre. Mais au-delà des noms prestigieux, c’est surtout l’atmosphère de cette soirée qui restera dans les mémoires. Dans le cadre singulier du Théâtre de Verdure, entre les arbres et les lumières du festival, les guitares ont résonné comme une invitation à voyager, de la France au Texas, des jeunes formations aux légendes qui continuent d’écrire leur histoire.






































































Commentaires